J'ai
manifesté depuis ma plus tendre enfance le désir
de travailler avec les chevaux. Parallèlement, la profonde
conscience de l'importance des aspects psychologiques chez une personne
m'a toujours habitée.
J'ai commencé à
monter à cheval à 7 ans et je n'ai plus
arrêté depuis ! Ma première jument,
Elen'or,
m'a permis de comprendre l'impact que pouvait avoir la relation avec un
animal dans notre développement psychologique et les
possibilités que cela offrait dans l'optique d'un travail sur la
connaissance de soi.
D'abord concentrée sur le
soin
aux chevaux, j'ai voulu réaliser des études
vétérinaires. Mais des réflexions
personnelles sur l'approche systématiquement allopathique de
la médecine prônée dans ces
études m'ont vite poussées à changer
d'orientation professionnelle.
J'ai découvert les Fleurs de
Bach et j'ai de suite été séduite par
cette approche holistique de la personne (ou de l'animal). Je me suis
alors formée à Lyon, pour être
à même de conseiller à d'autres
l'utilisation des fleurs de Bach et de faire partager cette approche
naturelle de la guérison.
La rencontre à 13 ans d'une
jeune fille sourde dans le centre équestre où je
passais alors la plupart de mon temps m'avait marquée, et
pendant quelques temps l'idée d'un centre pour permettre aux
personnes sourdes de rentrer en contact avec les chevaux m'avait
trottée dans la tête, avant de laisser la place
à des projets qui paraissaient alors plus
réalistes.
Mais la création de mon
association et l'ouverture des Écuries
de Corambé m'a permis de remettre à jour ce
projet. Je me suis formée en LSF (Langue des Signes
Française) afin d'être plus à
même de recevoir les personnes sourdes.
Mais la rencontre qui fut pour
moi
décisive fut celle de Martine
BERGAY, qui m'a
permis de
mettre en mot et de rendre plus officiel le ressenti que j'avais
toujours eu d'une autre approche possible avec les chevaux. La
communication intuitive et tout le travail qu'elle propose autour des
chevaux ont été pour moi une réelle
libération, dans le sens où ce pour quoi je
côtoyais les chevaux depuis petite était enfin
révélé et assumé : un
dialogue non-verbal dépassant les limites de la dialectique
et des apparences, franchissant les barrières psychologiques
et facile d'accès par son universalité et sa
simplicité.
Je continue aujourd'hui de me former et
d'évoluer vers une approche subtile
des activités thérapeutiques possibles par le
biais de la nature et des animaux.